Quels sont les facteurs déclenchants?
Le facteur déclenchant le plus courant est une infection virale, particulièrement chez les enfants en bas âge. Ensuite, viennent les irritants présents dans l’environnement, notamment la fumée de cigarette et les allergènes. Chez les jeunes enfants, les allergies les plus courantes sont l'intolérance aux acariens, communément appelés les mites de la poussière, et aux poils d’animaux domestiques. Les enfants de plus de six ans peuvent également être allergiques aux pollens et aux moisissures. L’exposition au froid, sous le point de congélation, et l’exercice vigoureux peuvent aussi précipiter des crises d’asthme. Par ailleurs, les crises sont plus fréquentes en hiver en raison de la recrudescence des infections virales et parce qu’on passe plus de temps à l’intérieur, ce qui augmente l’exposition à de nombreuses sources d’allergies.
Quelles sont les mesures préventives?
Si la fumée de cigarette est en cause, elle ne devrait pas être permise dans la maison, et, bien sûr, la cessation est encouragée. Les enfants devraient subir des tests pour déterminer le type d’allergies dont ils souffrent. Si l’allergie est aux animaux domestiques, ceux-ci devraient être exclus du domicile ou on devrait considérer s’en défaire. Pour limiter les réactions allergiques à la poussière de maison, le recours à des housses imperméables antipoussières est suggéré, ainsi que l’enlèvement des tapis dans la chambre. Les draps doivent être lavés à l’eau chaude une fois par semaine et on devrait retirer de la chambre les objets susceptibles d’attirer la poussière ou les poils d’animaux, comme les livres, les animaux en peluche et les rideaux non lavables. Au moment du diagnostic, le médecin devrait préparer un plan d’action personnalisé précisant les mesures à prendre, les signes d’exacerbation de l’asthme et les circonstances nécessitant une consultation médicale.
Quels types de traitement existent-t-ils?
Deux principaux types de médicaments existent pour traiter l’asthme. Ceux qui soulagent, notamment les bronchodilatateurs en inhalation à effet rapide, et qui sont utilisés au besoin pour rouvrir les voies aériennes. Si le recours au bronchodilatateur excède régulièrement une fréquence de trois fois par semaine, les médicaments qui contrôlent l’asthme pourraient s’avérer une meilleure solution. Ceux-ci sont des anti-inflammatoires pris de façon régulière à long terme qui préviennent l’enflure des parois des bronches. Les plus courants sont les corticostéroïdes.
Quand doit-on consulter un médecin?
Une fois le diagnostic d’asthme posé, une consultation médicale rapide est requise si l’une des conditions suivantes est présente:
La respiration de l’enfant est sifflante et le bronchodilatateur ne procure pas de soulagement 15-20 minutes après l’inhalation. La respiration sifflante répond favorablement au bronchodilatateur, mais pour une courte période seulement. Le besoin d’utiliser le bronchodilatateur se fait sentir plus fréquemment qu’aux 4 heures. Le bronchodilatateur agit sur la respiration sifflante, mais la condition asthmatique ne s’améliore pas après 2-3 jours. Par exemple, l’enfant a le rhume et continue d’utiliser le bronchodilatateur de 4 à 6 fois par jour, même 2-3 jours après le début des manifestations des symptômes de l’asthme.
Source : L'Hôpital de Montréal pour Enfants du Centre universitaire de santé
Cité par "PetitMonde" |